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Le Blog Littéraire

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" La liseuse " de Fragonard

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Avertissement au lecteur qui se risque en ces lieux !
Bienvenue sur mon blog entièrement dédié à l'une de mes passions, les livres. C’est une façon pour moi de garder une trace de mes lectures mais aussi de les partager avec d’autres passionnés et d’échanger des impressions et avis que je souhaite constructifs. 
Bien sûr, mes avis sont personnels et n'engagent que moi.
Bonne balade chez Laetitia la liseuse.

25 janvier 2009 7 25 /01 /janvier /2009 12:20

Parceque les dessins de Marco et de Depa sont toujours livresquement amusants, je ne résiste pas à vous faire partager cette illustration de saison, mettant en scène le personnage Sumoups. 


Les LCA se reconnaîtront !!! Cherchez bien... Et pour en voir plus, foncez sur le blog de
Marco qui est un véritable concentré de bonne humeur, en plus de nous tenter en milliers de livres.


Hé hé !


Bon dimanche amis lecteurs.

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20 janvier 2009 2 20 /01 /janvier /2009 19:09

Délivrez-nous du mal

Editions XO - Thriller médiéval - Août 2008 - 384 pages

 
Présentation de l’éditeur : Entre Bien et Mal, science et superstition, simulacres et vrais miracles, un roman fort et sombre dans un Moyen Age fascinant. Hiver 1288. Dans une paroisse isolée du Quercy, une troupe d’hommes en noir s’empare d’un enfant. Refusant d’admettre que le petit est perdu, le prêtre du village, le père Aba, se lance rageusement à la poursuite de ses ravisseurs.

 
Au même moment, à Rome, l’éminent enquêteur Bénédict Gui accepte une nouvelle mission : retrouver un jeune homme employé par l’administration du pape. Lui aussi a disparu sans laisser de traces, emmené par des hommes en noir. Enfants enlevés, archives escamotées, cardinaux assassinés... Dans ce Moyen Age où le pouvoir de l’Église est plus fort que jamais, quelque chose se prépare. Le père Aba et Bénédict Gui, sans se connaître et au prix de leur vie peut-être, parviendront-ils à faire échouer les puissants qui ont sombré dans le cynisme et la démesure ?

 
Quelques lignes :
 "Le village de Cantimpré était situé sur le plateau de Gramat, dans le Quercy ; il ne comptait qu’une vingtaine de toits anciens entourés d’arbres chenus et de pâturages d’altitude, dominant un défilé étroit. Cela faisait huit ans que le père Aba y exerçait son ministère, venu à pied de Paris (la "nouvelle Babylone" honnie par les gens d’ici) où il suivait les cours de philosophie de la petite Sorbonne. De son plein gré, il avait renoncé aux études pour embrasser la responsabilité d’un petit peuple fruste, à la simplicité laborieuse, difficile à émouvoir, craignant Dieu pour Dieu-même et non pour ses représentants."

 

 Délivrez-nous du mal fait suite - tout en étant autonome - au premier roman de Romain Sardou, Pardonnez nos offenses. Passionné par le moyen-âge et plus particulièrement par le XIIIe siècle, l’auteur a le projet d’écrire dans la même lignée, une série de neuf romans ayant pour titre et thème, l’une des phrases du Notre Père. Et pour souligner un climat chargé de mysticisme et d’hérésie, le roman s’offre une couverture de circonstance avec Le jugement dernier de Jérôme Bosch. S’appuyant sur les écrits de moult médiévistes, Romain Sardou emploie un vocabulaire d’époque tout en gardant une écriture simple, ce qui en fait un bon outil de vulgarisation concernant cette période. Alliant habilement l’aspect historique et la part de romanesque, il pose sa trame dans une période de vacance du Saint-Siège, entre la mort d’Honorius IV et la nomination de Nicolas IV dont le conclave dura 10 mois.

 
C’est dans ce cadre historique d’interrègne papale, pour le moins sensible, que vont se dérouler nombres d’intrigues politico-religieuses avec leur cortège d’assassinats, de tortures et d’enlèvements sur fond de mystification et de véritables miracles. Sans jamais se rencontrer, les deux héros de Délivrez-nous du mal vont poursuivre une même lutte, qui les mènera sur un périple semé d’embûches, de France jusqu’en Italie. Et gare au lecteur inattentif ! il est vite fait de perdre ses repères tant les lieux sont nombreux. Les chapitres alternent les deux enquêtes du prêtre Aba et de Bénédict Gui, apportant ainsi un rythme sans aucun temps mort. Cependant, le roman perd de son attrait du fait du nombre important de coquilles qui pertube trop souvent sa lecture. Bien rythmé, Délivrez-nous du mal a bien des atouts pour satisfaire les amateurs du genre.
 
Les avis de Chris89 et de Melaine.

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Le jugement dernier - Jérôme Bosch (1482)

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17 janvier 2009 6 17 /01 /janvier /2009 17:04

CarmillaLe livre de poche - Classique - Août 2004 - 128 pages
 
Présentation de l'éditeur :
Dans un château de la lointaine Styrie, au début du XIXe siècle, vit une jeune fille solitaire et maladive. Lorsque surgit d’un attelage accidenté près du vieux pont gothique la silhouette ravissante de Carmilla, une vie nouvelle commence pour l’héroïne. Une étrange maladie se répand dans la région, tandis qu’une inquiétante torpeur s’empare de celle qui bientôt ne peut plus résister à la séduction de Carmilla… Un amour ineffable grandit entre les deux créatures, la prédatrice et sa proie, associées à tout jamais « par la plus bizarre maladie qui eût affligé un être humain ». Métaphore implacable de l’amour interdit, Carmilla envoûte jusqu’à la dernière ligne… jusqu’à la dernière goutte de sang !

 

Quelques lignes : Alors, ayant vraiment peur pour la première fois, je me mis à hurler de toutes mes forces. Nourrice, bonne et femme de charge entrèrent en courant. Après avoir entendu mon histoire, elles feignirent d’en faire peu de cas, tout en s’efforçant de me calmer par tous les moyens. Mais, malgré mon jeune âge, je discernai une expression d’anxiété inhabituelle sur leur visage blême, et je les vis regarder sous le lit, inspecter la chambre, jeter des coups d’œil sous les tables et ouvrir les armoires. Après quoi, la femme de charge murmura à l’oreille de la bonne : « Passez votre main dans ce creux sur le lit ; quelqu’un s’est bel et bien couché là, aussi vrai que vous avez omis de le faire : l’endroit est encore tiède. »
 
Publié en 1872, Carmilla est l’un des premiers écrits fondateurs de la littérature vampirique. Ayant inspirée quelques décennies plus tôt, le fameux Dracula à Bram Stoker, cette novella est à ce jour la plus célèbre des œuvres de Joseph Sheridan Le Fanu, même si, force est de constater que son héroïne n’a pas eu la renommée que l’on connaît au comte sanguinaire de Valachie. Pour accompagner cette œuvre, François Rivière - Romancier et journaliste littéraire - propose une longue préface sur la vie de l’auteur, ses textes et sur la naissance d’un genre à la fois romantique et macabre.

 
C’est donc dans la lointaine et brumeuse Styrie - l’Autriche - que l’auteur irlandais choisit de poser son intrigue. Véritable roman gothique, Carmilla regorge de symboles à l’instar du château de style médiéval plongé dans une atmosphère des plus lugubres, de la jeune fille naïve qui devient la victime toute désignée d’une redoutable créature et, enfin, d’apparitions multiples de phénomènes surnaturels. Même si le doute n’est plus permis quant à l’identité de la belle invitée, il faut reconnaître que le suspense est remarquablement entretenu de bout en bout. Bien que souffrant de certaines incohérences que le traducteur attribut à l’état mental de Le Fanu qui, à l’époque où il écrivit Carmilla - peu après le décès de sa femme - était perpétuellement hanté par d’horribles cauchemars susceptibles d’altérer ses facultés raisonnantes, ce court récit se lit avec un plaisir certain et ce, grâce à une galerie de personnages singuliers.

 
Laura, la narratrice, toute aussi touchante qu’agaçante dans sa grande naïveté, est une proie de choix pour un prédateur assoiffé de sang et de caresses. Carmilla est une créature énigmatique, à la fois charnelle et languide, malfaisante et vulnérable. Elle incarne tous les interdits. Sheridan Le Fanu défit son époque en suggèrant, avec finesse et sensualité, le début d’une relation volontairement ambigüe entre ses deux héroïnes. Au final, Carmilla est un incontournable du genre qui se déguste un peu trop rapidement du fait de sa brièveté, mais qui, sans aucun doute, charmera tout lecteur en quête des origines du mythe du vampire.
                                          
Retrouvez les avis d'
IsilCryssilda, Carmilla, Cendre, Vladkergan et Lilly.
                                                              
                                                                                  

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14 janvier 2009 3 14 /01 /janvier /2009 16:58

Il y a quelques jours, Grominou a dévoilé la très attendue méga-liste du défi, le blog-o-trésors. Avec une centaine de participants inscrits, je vous laisse imaginer la multitude de livres cités comme de petits bijoux indispensables à tout bon LCA. Seulement voilà ! la règle du jeu impose 4 titres à choisir parmi une sélection de - tenez-vous bien - 785 ouvrages référencés avec persévérance par Grominou. Lesquels seront lus dans l’année. J’en ai déjà lu 48 et le choix à faire est plus que cornélien, mes amis ! Forte de mes bonnes résolutions, j’ai décidé de porter mes choix vers les classiques que j’ai bizzarement ignoré en 2008.


Je vous laisse découvrir mon précieux butin qui j’espère triomphera de cette malédiction qui me pousse à échouer dans tous mes défis littéraires :

- Orgueil et préjugés de Jane Austen (Que je dois à de nombreuses blogueuses soupirant après Darcy !)
- Dracula de Bram Stocker (C'est le Vampire par excellence !!!)
- Rebecca de Daphné Du Maurier (Découvert sur les blogs littéraires)
- Le dernier jour d'un condamné de Victor Hugo (Idem)


                                                   

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11 janvier 2009 7 11 /01 /janvier /2009 17:00

Polars pourpres organise un nouveau concours avec la participation des éditions Michel Lafon. Les trois tomes de la trilogie du mal - L'âme du mal, In tenebris, Maléfices - de Maxime Chattam, sont enfin réunis dans une magnifique édition collector.

Pour gagner l'un des trois exemplaires mis en jeu jusqu'au 31 janvier 2009, il vous suffit de répondre à trois questions suivie de la fameuse question subsidiaire. Cliquez sur l'image.

Que le meilleur gagne ! 

Les résultats - J'ai visé trop bas. 3748 participants
 

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9 janvier 2009 5 09 /01 /janvier /2009 19:45

 Les Chants de la WalkyrieEd. Belfond - La malédiction de l’anneau - Tome I, Les chants de la walkyrie - Oct. 2008 - 389 p. 

 
Présentation de l’éditeur
 : Odin, le dieu suprême, a engendré sur terre la puissante lignée des rois du Frankenland, les seuls à pouvoir perpétuer l'étincelle divine qui sommeille au coeur des hommes. Mais Frigg, l'épouse d'Odin, frappe la reine du Frankenland de stérilité. Odin fait alors appel à Brunehilde, la Walkyrie chargée de recueillir le dernier souffle des guerriers valeureux pour les conduire au paradis du Walhalla, afin qu'elle apporte à la reine l'une des pommes d'éternelle jeunesse qui poussent dans le verger de Freya. Pour accomplir sa mission, Brunehilde doit abandonner son statut de déesse et de vierge guerrière. Devenue simple mortelle, elle chante les anciennes sagas mettant en scène les dieux et les héros, avant d'être, par amour, reine, épouse et mère. Mais la malédiction de l'anneau du Nibelung va bientôt entraîner le crépuscule des dieux...
 
Anneaux magiques et épées invincibles, Walkyries et dragons, géants et nains, dieux et héros animés de passions ardentes... Dans la lignée de L'Anneau du Nibelung, de Richard Wagner, et du Seigneur des anneaux, de J.R.R. Tolkien, Les Chants de la Walkyrie est le premier volume de La Malédiction de l'anneau, une saga foisonnante au souffle épique et héroïque, inspirée des anciennes mythologies et légendes nordiques.

 
Quelques lignes
 : “Mon nom est Brunehilde. Je suis une Walkyrie, née comme mes sœurs de la semence sacrée du dieu Odin et du ventre ombreux de Erda, la déesse Terre. Sur la roue éternelle du temps, j’ai été tour à tour fière déesse, guerrière farouche ou femme soumise aux bonheurs et aux tourments humains. J’ai connu les félicités et les béatitudes réservées aux divinités, j’ai connu l’enthousiasme et l’ivresse des combats, j’ai connu les vertiges de l’amour, les poisons de la trahison et la saveur amère de la vengeance, mais je n’ai pas connu la sérénité de la mort. Je suis une Walkyrie, et je suis immortelle."
 
Mon avis : Tel un scalde* des temps modernes, Edouard Brasey s’inspirant de diverses sources historiques et artistiques (voir l’avant-propos), retrace avec verve les anciens mythes nordiques. Les chants de la walkyrie est le premier volet de la tétralogie : La malédiction de l’anneau. Sous une plume fluide et romancée, renaissent les 9 mondes composés de l’Asgard, le royaume des dieux, de Vanaheim, le jardin des Vanes, de Midgard, la terre des hommes et de bien d’autres mondes terrifiants et lointains. C’est en ces lieux légendaires qu’évoluent - au gré du destin ou des manigances - les divinités, les géants, les nains, les hommes et toute une galerie de peuplades fabuleuses.

 
Les chants de la walkyrie s’ouvre sur un prologue évoquant la genèse de la malédiction de l’anneau, qui plus tard, entraînera la chute des divinités de l’Asgard, le crépuscule des dieux. Sur l’instance d’Odin, dieu suprême, Brunehilde, sa fille bien-aimée et l’une des 9 walkyries**, se voit confier la mission de veiller sur la lignée maudite des rois du Frankenland, engendrée par son père avec une mortelle. Abandonnant son statut d’immortelle, la jeune fille décide d’embrasser la vie de mortelle, simple, éphémère mais passionnée, devenant tour à tour scalde, reine, épouse et mère. Drames et passions seront le lot quotidien de Brunehilde, héroïne attachante de ce récit. Parviendra-t-elle à déjouer les fils du destin tissés par les Nornes, divinités féminines siégeant près de la source Urdarbrunn située près du frêne Yggdrasil ?

 
Avec cette grande saga épique, la fantasy française a de beaux jours devant elle et n’a point à rougir face aux auteurs anglo-saxons. Nul doute que ce premier tome d’introduction est une réussite grâce à un titanesque travail de documentation et à une imagination fertile qui comble les zones d’ombres de manière romanesque.
 

* Poète des terres scandinaves de l’époque médiévale, narrant les récits et les exploits des dieux et des héros à la Cour des rois.

** Filles d’Odin et de Erda. Vierges guerrières, prenant l’apparence de femmes-cygnes, qui choisissent sur les champs de bataille les héros dignes d’être admis dans le Walhalla, le paradis des braves, après leur mort. Elles sont au nombre de neuf. (Belfond)

 
Ma note :
 
Le planning de parution
 
Tome 1 - Les chants de la walkyrie (Paru)

Tome 2 - Le sommeil du dragon (A paraître en mai 2009)
Tome 3 - Le trésor du Rhin (A paraître au printemps 2010)
Tome 4 - Le brasier des Dieux (A paraître à l'automne 2010)

 
Le site de la saga - Le blog de l'auteur - La chronique de Raven - L'interview d'Edouard Brasey

Et pour finir, je vous offre quelques illustrations du grand Arthur Rackham, lui aussi fortement inspiré par l'anneau des Nibelung de Wagner. Retrouvez Siegmund et Sieglind, Brunehilde, Odin, Freya, Loki... 

 

  

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7 janvier 2009 3 07 /01 /janvier /2009 09:35

Cette nuit, la Provence a revêtu son blanc manteau. Près de 20 cm de blancheur à perte de vue, c'est pas rien par ici ! La lavande, le romarin et le thym ont pris leur quartier d'hiver. Et à l'heure où j'écris, les flocons tombent toujours. La neige s'est invitée dans mon jardin et je n'ai pas pu m'empêcher de chambouler l'ordre de parution de mes chroniques. Le rapprochement avec la BD, Le jardin des glaces est évident et donc Les chants de la walkyrie attendront quelques jours de plus. D'un côté c'est pas plus mal. Cela me laisse le temps d'embellir, de belles illustrations, cette chronique qui me tient à coeur.




Editions Dupuis - Collection Aire Libre - BD - Novembre 2008 - 62 p.
 
Quelque part dans la campagne ardennaise, un vieil homme coiffé d’un chapeau de paille s’active dans son jardin. En accord avec la nature, Arnold Francart s’émerveille de la beauté qu’elle offre à celui qui sait en prendre soin. Autrefois climatologue, il note aujourd’hui chaque évolution de son jardin et de ses petits habitants - abeilles, mésanges et autres petites bêtes -, dans l’espoir d’oublier un drame qui mit fin à sa carrière d’explorateur, une décennie plus tôt. Mais l’arrivée d’une jeune étudiante en géographie va bouleverser le cours paisible qu’avait pris sa vie.
 
 
 
S’inspirant du passé authentique d’Alain Hubert, aventurier des glaces, Jean-Claude Servais plante sa trame dans un jardin des plus bucoliques, alimentée par de nombreux flash-back se déroulant en Arctique. Cet amoureux de la nature en profite pour soulever - à la manière d’un prologue pour le moins militant - la question du réchauffement climatique et des conséquences néfastes qu’il entraîne déjà dans le lointain pôle nord. Véritable thriller écologique, Le jardin des glaces démarre, non pas sur les chapeaux de roues mais paisiblement à l’instar du personnage principal, contemplatif dans l’âme. Pourtant, au rythme des saisons et des apparitions de Barbara, la tension monte progressivement, se resserrant autour d’un secret, qui au fil des révélations faites par le vieil homme, va se conclure sur une note des plus amères. Les apparences sont bien souvent trompeuses et l’auteur n’hésite pas à en jouer.
 
Les décors champêtres comme les grands espaces arctiques sont d’une grande beauté et détaillés à l’extrême. Jean-Claude Servais est très pointilleux et s’applique à reconstituer la faune et la flore dans le moindre détail. C’est ainsi que naissent la danse bruissante des bourdons, le vol délicat des papillons, le rouge éclatant des coquelicots ou la blancheur infinie de la banquise. De plus, la mise en couleur vient avec panache, renforcer la beauté des traits.
 
Cerise sur le gâteau, la collection Aire Libre fêtant ses 20 ans d’existence, propose un tirage spécial agrémenté d’une jaquette et d’un très beau cahier de croquis. Au final, Le jardin des glaces est un merveilleux hymne à Dame Nature doublé d’une intrigue captivante et mérite bien l’attention des lecteurs.
 
Ma note :

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5 janvier 2009 1 05 /01 /janvier /2009 06:40

Editions Soleil - BD - Novembre 2008 - 60 pages
 
C’est en 1632 que le mal déferla et s'invita dans la petite ville protestante de Loudun. A l’époque, des cas de possessions démoniaques accompagnés d’apparitions se multiplièrent au sein du couvent de Sainte Ursule. Pour découvrir le sorcier responsable de ces phénomènes, des exorcismes spectaculaires s’ensuivirent et toutes les preuves qui en découlèrent, accablèrent un seul homme : Urbain Grandier, curé de l’église Saint-Pierre-du-Marché. La population s’étonna qu’un tel homme, qui s’est tant dévoué aux malades lors de la dernière épidemie de peste, puisse invoquer le Malin. Mais ses ennemis étaient nombreux. Sa hiérarchie n’appréciait pas, en effet, sa prise de position contre le célibat des prêtres et son goût affiché pour la gente féminine. Il n’hésitait pas non plus à défier le célèbre Richelieu, ce qui lui vaudra bien des ennuis. En peu de temps, il devint l’homme à abattre et fut le jouet des forces du Bien comme du Mal.
 
La collection Hanté dirigée par Christophe Bec présente dans ce one-shot, un nouveau lieu hanté. Fait nouveau, il innove avec un lieu chargé d’histoire. Le scénariste Hervé Rusig revisite la légende qui vit naître à Loudun, la plus grande affaire de possession de France. Entre fait historique et fantastique, l’auteur tente d’éclairer un pan de l’Histoire de France tout en veillant à conserver les faits, dignes des grandes scènes de L’Exorciste, qui firent la renommée de Loudun.
 
Et pour donner vie à ce passé, le graphisme réaliste de Davide Furno et Paolo Armitano repose sur un trait agréable mais malheureusement alourdi par une profusion, disons-le exagérée, de planches monochromes à dominante rouge.
En revanche, l’atmosphère est bien rendue, sombre et angoissante à souhait.
 
Comme à chaque fin d’album dans cette collection, Hervé Rusig propose un cahier complémentaire bien documenté afin de démêler le vrai du faux dans cette affaire, bien plus complexe que le souvenir collectif véhiculé à travers les époques. Grâce à différents angles possibles d'approche, privilégiant la démonologie ou la politique, Les possédés de Loudun offre une lecture agréable sur les chemins effroyables de l’Inquisition.
 

Ma note : undefined

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3 janvier 2009 6 03 /01 /janvier /2009 06:53

Après la déferlante rentrée littéraire de septembre, celle de janvier et de février 2009 propose pas moins de 558 nouveautés dont 347 productions françaises. De quoi bien commencer l’année et passer l’hiver tranquillement, la table de chevet bien garnie. Mon petit tour des sites de maisons d’éditions terminé, je vous présente ma petite sélection de sorties intéressantes. Des sorties poches très attendues comme l’essai sur la lecture de Manguel, La bibliothèque, la nuit ou encore de la bonne fantasy avec une série très prometteuse Les Aux’ de David Gunn. Puis des réeditions chez Milady pour trembler avec Démences de Masterton et Fog de Herbert.
Et bien d’autres découvertes…

        Illustration de Rembrandt - Der Student

Babel

- La bibliothèque, la nuit – Alberto Manguel (Essai) 07/01  LIEN.gif

 

Le livre de poche 

- La dame sans terre IV – Andrea H. Japp (Polar historique) 09/01  LIEN.gif

- Les mille et une vies de Billy Milligan – Daniel Keyes (Thriller) 21/01  LIEN.gif
 

Milady 

- Witchling (Les sœurs de la lune I) – Yasmine Galenorn (Fantasy) 09/01 LIEN.gif
- Le faucheur (Les Aux’ I) – David Gunn (Fantasy) 09/01 LIEN.gif

- Démences – Graham Masterton (Fantastique) 09/01 LIEN.gif
- Fog – James Herbert (Fantastique) 09/01 LIEN.gif

 
Albin Michel
 

- Monster – Patrick Bauwen (Thriller) 07/01  LIEN.gif

 

L’Archipel 

- L’œil de l’auberge – Yveline Gimbert (Roman français) 14/01  LIEN.gif PDF
- Mary Stuart, la reine aux trois couronnes – Luc Mary (Biographie) 14/01 LIEN.gif PDF

 

Belfond

  - Les âmes sans nom – Xavier-Marie Bonnot (Policier) 08/01 

 

Denoël

- Le livre sacré du loup-garou – Voktor Pelevine (Fantastique) 08/01  LIEN.gif              

- Roi du matin, reine du jour – Ian Macdonald (Fantasy) 22/01  LIEN.gif
 

Fleuve Noir 

- L'exil des anges – Gilles Legardinier (Thriller) 15/01 LIEN.gif  
 
Robert Laffont 

   - La physique racontée aux poètes et aux enfants – Ulf Danielsson (Essai) 22/01 

 

 JC Lattès

   - Obscura – Régis Descott (Thriller) 14/01  LIEN.gif

  
  Plon 

   - L'héritier des abîmes – Serge Brussolo (Thriller) 22/01

  Dargaud

 

- Necromancy, livre II – Fabien Nury (BD) 09/01  LIEN.gif
 

Delcourt 

- D, Lord Faureston – Alain Ayroles (BD) 28/01  LIEN.gif
- Endurance – Pascal Bertho  (BD) 28/01  LIEN.gif

 

Glénat 

- Contes et légendes du Québec – Collectif (BD) 06/01  LIEN.gif
- Saint Germain, le comte des lumières – Thierry Gloris (BD) 13/01   LIEN.gif

 

Soleil Productions 

- Le crépuscule des dieux III – Nicolas Jarry (BD) 21/01

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1 janvier 2009 4 01 /01 /janvier /2009 00:04



                                      Bien le bonjour à vous, lecteurs de "Au fil de mes lectures" !
 
                      Je vous souhaite à tous, un millier de bon voeux pour cette nouvelle année.
 
Le prochain billet sera consacré aux parutions du mois de janvier et toutes ces nouveautés que l’on ne peut s’empêcher de noter.
Et pour clore l’année 2008, je vous propose un palmarès par genre littéraire. Après mûre réflexion, voici les huit livres qui m’ont ravie, étonnée ou fait frissonner :

                                     - Meilleur roman de Littérature française : Le cercle du phénix – Carolyn Grey

                                     - Meilleur roman de Littérature étrangère : Dans la forêt – Edna O’Brien 
                                     - Meilleur roman Historique : Terreur – Dan Simmons 
                                     - Meilleur Polars – Thrillers : L’anneau de Moebius – Franck Thilliez 
                                     - Meilleur livre de SF/Fantasy : Les enfants de Hurin – J.R.R. Tolkien 
                                     - Meilleur roman Fantastique : Morsure – Kelley Armstrong
                                     - Meilleure BiographieCharles Edouard Stuart - James Mc Cearney
                                     - Meilleure Bande Dessinée : Le bois des vierges - Jean Dufaux

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Ma Lecture du moment . . .


"Le Trône de Fer"
George R.R. Martin

 

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J'ai lu - Intégrale II

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Mes Notes de lecture...

  Coup de coeur 

 
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 A éviter

Mes Coups de coeur 2009

Les Chants de la Walkyrie 


Orgueil et préjugés : Edition spéciale
 
Les âmes brûlées