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Le Blog Littéraire

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" La liseuse " de Fragonard

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Avertissement au lecteur qui se risque en ces lieux !
Bienvenue sur mon blog entièrement dédié à l'une de mes passions, les livres. C’est une façon pour moi de garder une trace de mes lectures mais aussi de les partager avec d’autres passionnés et d’échanger des impressions et avis que je souhaite constructifs. 
Bien sûr, mes avis sont personnels et n'engagent que moi.
Bonne balade chez Laetitia la liseuse.

12 décembre 2008 5 12 /12 /décembre /2008 15:27

Editions Casterman - Bande Dessinée - Septembre 2008 - 128 pages
 
Présentation de l'éditeur : Boston, années 50. Deux marshals fédéraux, Teddy Daniels et Chuck Aule, se rendent pour les besoins d’une enquête sur une île étrange, Shutter Island, sur laquelle est établi un institut psychiatrique très spécial, qui n’accueille que les fous criminels particulièrement dangereux. Mais à vrai dire, tout est spécial sur Shutter Island, comme le relèvent les deux enquêteurs dès leur arrivée : les locaux, le personnel d’encadrement, les médecins, sans oublier la lourde atmosphère de secret qui semble peser sur les hommes et les choses. Alors qu’une forte tempête s’approche, qui condamnera les fédéraux à demeurer sur l’île pour une durée indéterminée, tout se met en place pour un terrifiant huis-clos…
 
Mes impressions : La collection Rivages/Casterman/Noir adapte en bande dessinée de célèbres romans noirs et pour ce cinquième album, Christian De Metter revisite l’un des plus grands polars de Denis Lehane, le mettant en scène avec une vision toute personnelle mais particulièrement réussie. Le scénario est efficace, brillant et haletant. L’histoire s’installe progressivement et les nombreuses pistes de l’enquête menée par le marshal Daniels et son partenaire Aule, promènent le lecteur d’un bout de l’île à l’autre. Au fil de sa lecture, ce dernier se rendra compte que la tempête qui approche est le préambule d’événements houleux dans un lieu isolé et dangereux, que les apparences sont bien souvent trompeuses et que les fausses pistes jalonnent le récit.  Tous ces éléments réunis, rendent l’atmosphère pesante, inquiétante voire élèctrique. Denis Lehane profite du cadre pour aborder le sujet délicat du traitement des maladies mentales et de la dangerosité des patients.

 
Ce climat oppressant est renforcé par un graphisme remarquable avec ses alternances d’ombre et de lumière, sa mise en couleurs directes et ses dégradés tantôt sépia, tantôt verdâtre, rendant ainsi très réaliste le malaise ressenti dans les obscurs bâtiments de l’île. Une attention particulière a été portée aux personnages dont les expressions et la gestuel sont parfaitement rendues tout comme les jeux d’ombre se dessinant sur les visages. En revanche, la distinction des deux personnages principaux est souvent malaisée - traits du visage semblables, costumes souvent similaires - et peut géner le rythme de lecture mais sûrement pas l’intérêt grandissant du lecteur. Riche de rebondissements en tout genre, d’indices parsemés ça et là et d’un suspense soutenu, l’enquête de Teddy Daniels prend fin sur une chute étourdissante. Dans ce huis-clos trouble et fascinant, Shutter Island se révèle être un incontournable pour les amateurs de polars et de bande dessinée.
 
Ma note :                        Les avis de Ys, de Zonelivre, de Samba et la chronique de Bdgest

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29 novembre 2008 6 29 /11 /novembre /2008 20:20

Le Profileur : Homonecrosis Ed. Septième choc - BD Horreur/Thriller - 64 pages - Octobre 2008

 

Présentation de l’éditeur : «Dans la noirceur de l’abîme, la souffrance vous guidera. Ce sera une souffrance muette, celle des corps blessés, souillés, rejetés, puis vomis aux pieds d’une humanité terrifiée. Une souffrance muette d’où surgiront les insoutenables questions. Celles des vivants… »
 

Expert en profilage criminel, le docteur Karabegovic, un bosniaque installé à Chicago, se lance à la poursuite d’un tueur en série particulièrement monstrueux qui torture à mort et mutile de jeunes prostituées. Mais cette fois, Karabegovic doit faire équipe avec Dolorès Tolima, une fougueuse inspectrice mise au placard par sa hiérarchie. L'investigation s'annonce difficile pour ces deux êtres à la dérive : les fantômes du passé ne cessent de tourmenter Karabegovic, tandis que Tolima dissous son mal-être dans l’alcool. Cependant, Dolorès va peu à peu découvrir les étranges méthodes du docteur qui leur permettront de suivre une piste sérieuse.

 

Mais le mystère du Profileur persiste. Quel terrible passé a-t-il connu pendant le siège de Sarajevo en 1995 ? Qui est l’inquiétant Pokolj et la mystérieuse Petite Sirène qui semblent hanter son esprit ? Et pourquoi le Procureur Jack Baron couvre-t-il les investigations de Karabegovic menées en parallèle de l’enquête officielle ? Alors qu’auteur d’eux, la violence quotidienne d’une société malade suinte et se répand, Karabegovic et Tolima parviennent, malgré leur mésentente, à identifier un suspect… Pourtant au lieu de résoudre les meurtres, la confrontation avec le serial killer révèlera toutes les ambiguïtés, les erreurs et la fragilité qui composent l’âme humaine.

 

Mon avis : Proche de l’univers cinématographique du thriller "Seven" de David Fincher, cet album écrit par Thierry Lamy et Damien Venzi ne laissera pas le lecteur indifférent. Glauque, violent et implacable, Le profileur expose sans fard, la noirceur de l’âme du serial-killer qui hante ces pages. Ici, l’espoir n’est pas de mise. Pas de sentiments non plus ! Ceux qui tentent de l’arrêter peuvent-ils s’en sortir indemnes ? L’auteur dresse le portrait de surprenants personnages marqués par la vie. C’est le cas du Dr Karabegovic devenu profileur par la force des choses. Son passé tourmenté le poursuit de bien étrange manière. Loin des clichés, ce héro vieillissant et claudiquant n’hésite pas à plonger, corps et âme, dans les profondeurs du mal pour traquer les pires criminels. Dans cette chasse à l’homme, il sera aidé de Dolorès Tolima, flic hors-pair mais un peu trop portée sur la bouteille et toute aussi désespérée. Bref ! Une équipe de choc et de failles.

 

Damien Venzi dessine un Chicago gris et froid. Le climat qui y règne est pesant, malsain, sombre, parfait pour un tueur en quête de proie. Les compositions de planches comme les cadrages sont osés et les clairs-obscurs bien rendus. C’est un graphisme très visuel qui transpire les émotions. L’incursion du surnaturel est la seule ombre au tableau à noter dans ce récit. En effet,  l’histoire est déjà bien assez complexe sans que le côté mystique ne vienne alourdir cette intrigue à la chute assez singulière et bien amenée. Savez-vous que cette histoire est tirée de faits réels ? Le scénariste y consacre d’ailleurs une page très instructive à la fin de ce one-shot, suivie d’une interview complémentaire. Aussi fascinant qu’inquiétant, The profiler : Homonecrosis a bien des atouts pour combler les amateurs du genre. A réserver aux lecteurs avertis !

 

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19 novembre 2008 3 19 /11 /novembre /2008 09:13

 Vinci, Tome 1 : L'Ange Brisé

Editions Glénat - BD - Tome I, l’ange brisé - Septembre 2008 - 56 p.
 
Abbaye de Vauluisant. 1519. A la mort de Léonard de Vinci et dans le plus grand secret, le roi François 1er confie aux moines un mystérieux tableau peint par le maître lui-même, mais malheureusement bien trop obscur, pour être exposé aux yeux de tous. Devant l’obstination de l’Abbé à comprendre, le roi de France lui dévoile alors une partie de la vie la plus sombre du peintre. Durant l’hiver 1494, une série de meurtres - particulièrement atroces - plonge la ville de Milan, où vit de Vinci, dans le plus grand effroi. Qui est donc ce meurtrier surnommé « le voleur de visage » par les milanais et quel lien peut-il avoir avec le peintre qui se retrouve maintes fois impliqué dans cette affaire ? C’est ce que va tenter de découvrir le prévôt Vittore.
 
Didier Convard et Gilles Chaillet s’associent dans ce diptyque pour édifier une bande dessinée ambitieuse, alliant polar historique et mystère. C’est un pari réussi mais risqué car choisir d’explorer aussi librement le côté sombre de ce grand personnage historique est plutôt osé. 

 
Didier Convard livre une intrigue bien ficelée et sait parfaitement cultiver le secret, ne dévoilant que le strict nécessaire. Léonard de Vinci est le protagoniste le plus complexe, le plus énigmatique de cette histoire. Dans ce premier tome, le doute est au contraire, encore permis quant au rôle de Vinci dans cette affaire criminelle. Pour ajouter un peu de douceur à cette sombre histoire, le scénariste a écrit une belle histoire d’amour mais qui reste encore bien secrète pour l’heure. Redoutablement efficace, le suspense va crescendo et fait de Vinci, l’ange brisé, un récit palpitant.
 
L’effet voulu est particulièrement réussi tant au niveau de l’intrigue que du graphisme. La renaissance reprend vie grâce à l’œil expert et au trait remarquable de Gilles Chaillet, secondé dans cet ouvrage, par Chantal Defachelle à la couleur et Marc Jailloux à l’encrage. Malgré un aspect quelque peu figé et un crayonné académique, Gilles Chaillet restitue avec une grande minutie le décor d’un  autre siècle. Il apporte un soin tout particulier à l’architecture,  au mobilier, aux costumes. Et que dire de la perspective et des cadrages qui sont tout simplement époustouflants de réalisme ! Autre point positif, le choix du papier glacé qui souligne et accentue de belle manière l’éclat des couleurs et la finesse du dessin.
 
Riche de 56 pages, Vinci, l’ange brisé se révèle être une belle surprise qui ravira les passionnés d’histoire comme les amateurs de thriller. Le second tome est d’ores et déjà très attendu !

Ma note :
   Merci à

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7 novembre 2008 5 07 /11 /novembre /2008 22:46

La guerre des Sambre, Tome 1 : Hugo & Iris : Printemps 1830, le mariage d'Hugo Editions Futuropolis - Tome I, Hugo et Iris - Mai 2007 - 56 pages  coeur-chouette.gif
 
L’histoire
 : Au printemps 1830, le jeune Hugo Sambre épouse Blanche Dessang. Ce mariage de raison, organisé par leurs parents, est un très bon prétexte pour Monsieur Dessang, désireux d’accéder à la noblesse et pour Maxime-Augustin Sambre, impatient d’effacer ses dettes. Un échange de bons procédés que ne semble pas apprécier le jeune couple. Quelques mois plus tard, Hugo s’éloigne - avec soulagement - de sa jeune épouse enceinte pour visiter le lointain Hainaut et ses mines de charbon qui lui furent concédées en dot de mariage. Laissant derrière lui la Bastide et son climat familial étouffant, il rencontre dans ce nord, froid et brumeux, un monde qui lui est pleinement étranger. Lui, le nouveau maître des lieux, le fils de bonne famille se trouve confronté à la misère et au milieu ouvrier. Sa vision du monde en sera à jamais changée mais, par-dessus tout, c’est la découverte d’une ancienne nécropole et d’un crâne aux orbites incrustées de pierres rouges au fond d’un mine qui scellera pour toujours sa destinée. Et ce n’est pas le désespoir criant de Blanche ni la naissance prochaine de son enfant qui le ramèneront. La guerre des Sambre peut commencer…
 
Mon avis
: Les lecteurs de Sambre apprécieront sûrement de remonter les origines de cette grande saga romanesque tout comme les nouveaux venus - dont je suis - qui succomberont sans doute, par la suite, à la lecture des cinq tomes de la série mère. Avec Hugo et Iris (Chapitre I), le scénariste Bernar Yslaire, inaugure un projet ambitieux. Celui de trois cycles, trois époques, trois générations de Sambre. Pour accompagner le lecteur, Yslaire propose un très bel arbre généalogique dont les branches dévoilent des noms accompagnés de visages à la beauté mélancolique. Résolument inspirée des grands classiques littéraires du XIXème siècle, la trame se construit lentement autour d’une malédiction familiale instiguée par Hugo. Ce personnage, profondément rêveur et tourmenté, entreprend lors d’un séjour à Paris, d’écrire un ouvrage, fruit de ses recherches et de ses réflexions.
 
Pour ce premier volet introductif de la guerre des Sambre, Yslaire s’entoure de deux jeunes dessinateurs talentueux : Jean Bastide et Vincent Mezil. Le résultat est de toute beauté. Avec un souci constant du détail, chaque case donne l’illusion au lecteur de se trouver face à un tableau. La force du graphisme réside dans les effets de clair-obscur et d’éclairages tamisés. L’obscurité qui règne dans ce récit comme dans les illustrations apporte une dimension dramatique, esthétique et même romantique grâce à une couleur supplémentaire mais plus que tout essentielle, le rouge. Symbole de mort mais aussi de passion. Voilà ce à quoi vous invite cette flamboyante œuvre-d’art !
 
Un joli coup de cœur pour le graphisme et pour une histoire très prometteuse sinon maudite. A suivre sans plus tarder dans le chapitre II sorti en septembre 2008  !
Un grand merci à Keltia dont
le billet m'a convaincue de me lancer dans cette lecture malgré mes  réserves !

Ma note :

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13 octobre 2008 1 13 /10 /octobre /2008 11:41

The bridge Editions Paquet - Août 2008 - 48 pages - One Shot

Présentation de l'éditeur : Irak, région de Kerbala. Une section du premier régiment de reconnaissance du corps des marines est en embuscade dans un village abandonné. Parmi les hommes, le caporal Enrique Chavez, qui vient de passer cinq jours en permission au pays. Cinq jours durant lesquels il a dû faire face aux difficultés familiales tout en faisant abstraction de la guerre, des attentats et se dire que malgré tout, ça a un sens d'être là-bas.

Mon avis : Irak, Région de Kerbala. Embusqué dans un village à l’abandon, un corps de marines doit intercepter un groupe de terroristes dans une des régions les plus sensibles d’Irak. Parmi eux, le caporal Enrique Chavez de retour d’une permission exceptionnelle. C’est au cours de cette mission périlleuse que Chavez va se remémorer ses cinq jours passés dans son pays - les USA - et les soucis familiaux auxquels il a dû faire face.

Dans ce one shot, Michel Koeniguer, à la fois scénariste et dessinateur, a su évoquer deux mondes très différents de prime abord mais réunis sur un champs de bataille depuis déjà quelques années. D’un côté, l’Irak, un pays dévasté par la guerre et ses attentats où l’auteur y raconte le quotidien de soldats américains. De l’autre, les Etats-Unis, rongés par l’insécurité latente et la violence des rues. Enrique Chavez est le témoin privilégié de ce parallèle entre les horreurs commises en temps de guerre et la criminalité urbaine.

The bridge aurait bien mérité un second opus de manière à développer des points et même des personnages qui paraissent quelquefois survolés. Tout y est très rapidement exposé, trop peut-être, même si cette concision ne nuit en rien au déroulement de l’intrigue.

Côté graphisme, l’action qui prédomine tout au long de l’ouvrage est parfaitement bien rendue grâce à des couleurs vives et un dessin des plus réalistes. Les scènes d’assaut et de combat sont frappantes de vérité et bien souvent explosives. Au final, The bridge est une histoire bourrée d’action, de réflexion, bref, un traitement moderne et percutant d’un sujet d’actualité.

Ma note
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7 octobre 2008 2 07 /10 /octobre /2008 21:53

img258/42/51nb50uxzjlsl500aa240ni1.jpgEd. Daniel Maghen - Tome I - Les plus grands naissent posthumes - Septembre 2008 - 48 pages
  
Présentation de l’éditeur
 : Après l’Apocalypse, le monde est dévasté. Les derniers hommes combattent le royaume des ténèbres. Dans ce panorama dantesque se livre une guerre sans merci. Des hordes de cyclopes sanguinaires chassent les humains. La “grande moisson” se prépare sous les ordres des sacrifiés, ces
hommes choisis par les messagers de l’obscur et devenus depuis des démons-vampires aux ordres de l’Enfer. Les survivants, guidés par le gouverneur Abbadon, se réfugient dans la “Grande Fosse”, une immense faille rocheuse percée de grottes. Certains tentent d’organiser une résistance, tandis que d’autres sont réduits à l’esclavage au service de l’envahisseur. La belle Païli aura un rôle fondamental à jouer. Elle semble avoir été programmée par la nature pour renverser le rapport de forces : elle a été élue pour libérer l’humanité. Pour ce faire, elle pourra compter sur Monsieur Pio, son mentor, mais aussi sur Alice, un sacrifié et non des moindres. Il est le favori des ténèbres et assure l’avancée des cyclopes. Les autres démons le craignent ou le haïssent. Alice est beau et mystérieux. L’histoire d’amour impossible et déchirante qui va naître entre Païli et lui fera tout basculer… surtout quand Abbadon montrera son vrai visage.
  
Mon avis
 : « Apocalypse », voilà qui en dit long sur la descente infernale auquel nous convie Loïc Malnati. L’atmosphère sombre est saturée de la violence de ce monde post-apocalyptique. Peuplé de cyclopes sanguinaires et de démons-vampires avides de sang, ce paysage de désolation offre pourtant sa part de beauté. A l’image de ces étranges papillons roses, à la funeste beauté, voletant autour des personnages et apportant par la même une dimension quasi poétique. L’auteur-dessinateur a le sens du détail et en abuse pour rendre ses protagonistes vivants. Le lecteur découvre au fil des pages de tristes visages enfantins, la séduisante silhouette de Païli ou encore le regard magnétique d’Alice, vampire à l’allure charismatique.
 
Pour ce faire, Loïc Malnati opte pour un graphisme hyper-réaliste, aux airs étonnamment cinématographiques, sur un joli papier glacé. L’esthétisme, gothique à souhait, est exalté par l'emploi de l’acrylique parfaitement maîtrisé. Si l’intrigue suscite beaucoup d’interrogations, la toute dernière planche laisse planer un secret qui augure dans le second volet, de futures révélations pour le moins cruciales, telles les origines enfin dévoilées de Païli, l’élue.
 
Ma note
:
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23 septembre 2008 2 23 /09 /septembre /2008 12:04
 

La Madone de Pellini T1Ed. Laffont BD - Tome I - Lamb House - Avril 2008 - 48 pages
 
Présentation de l’éditeur : Quand la bande dessinée rejoint la grande littérature... François Rivière a imaginé que le romancier américain Henry James, définitivement fixé en Angleterre vers la fin du XIXe siècle, avait renoncé à la publication d’un long récit à caractère fantastique inspiré par des événements lui étant arrivés – récit dont il est l’un des personnages… L’histoire débute à Londres, en 1891. La jeune Nora De Wing rejoint un institut d’études psychiques afin de satisfaire son goût pour l’indicible, et parfaire ses dons de médium. Mais lors de sa première réunion spirite, sa vie bascule. Possédée par l’esprit d’une autre femme, qui va s’exprimer à travers elle, elle s’évanouit. À son réveil, elle ne sera plus jamais la même… Ses rencontres avec un jeune peintre italien et l’écrivain Henry James la mèneront sur les traces d’une mystérieuse toile : le portrait d’une Madone du peintre florentin Giovanni Pellini.
 
Mon avis : L’hisoire ressemble par bien des points au fameux récit d’Henry James, "le tour d’écrou". Entité malveillante, atmosphère pesante, campagne anglaise et manoir isolé font de cette intrigue, une belle mise en place pour un récit fantastique. Toutefois, quelques zones d’ombre troublent un peu cette lecture. Que sait-on de l’institut de Mme Blavatski et de ses pensionnaires ? Et surtout que font le romancier et son ami artiste peintre en ces murs ? Les personnages sont nombreux mais bien qu’intéressants, ils manquent de profondeurs et sont difficiles à cerner à l’image de Francesco qui sous une apparence de parfait gentleman affiche parfois des airs diaboliques.
 
L’atout majeur de cette BD est sans contexte le graphisme, mélange de naturalisme et de surnaturel. Si le dessin de Riccardo Federici est plutôt classique, il distille par contre une atmosphère inquiétante et sinistre avec des couleurs de circonstances et des visages expressifs. Seule ombre au tableau, l’emploi de coloris unique comme le bleu ou le rouge dans certaines cases - afin de donner un climat fantasmagorique - ne convainc pas vraiment. En revanche, les illustrations sont très riches de détails - voir l’architecture - et donnent au lecteur l’envie de s’y attarder.
 

Malgré un premier tome qui laisse de nombreuses questions en suspens, l’histoire et le dessin laissent espérer une suite généreuse en révélations. Retrouvez d'autres avis chez Clarabel et Lou

 
Ma note :
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15 septembre 2008 1 15 /09 /septembre /2008 01:05
Necromancy, Tome 1 :

Ed. Dargaud - Livre I, Pilleurs de tombes - Septembre 2008 - 56 p.

Présentation de l’éditeur
 : Entre polar noir et récit fantastique sur fond de nécromancie, ce nouveau diptyque signé Manini et Nury raconte une histoire de vengeance noire démoniaque à travers les âges et au-delà de la mort. Fascinant !

Années 20, dans le sud des Etats-Unis. Gordon Devries règne en maître sur la Nouvelle Orléans grâce, notamment, au trafic d'alcool qu'il a organisé. Mais les affaires se compliquent pour lui après l'attaque d'un de ses convois par une bande rivale : au beau milieu de la cargaison de bouteilles, des cadavres sont découverts, sans explication ! Plus tard, un certain Lindsay surgit en pleine nuit chez Gordon Devries, sommant celui-ci de détruire une urne funéraire que Devries a récupérée après l'attaque, au beau milieu des cadavres. Cette urne contiendrait les cendres d'un homme venu des ténèbres. Quant à Lindsay lui-même, il semble plus appartenir au monde des morts que des vivants ! Hasard troublant, Devries découvre chez son fils un livre ancien intitulé Necromancy, évoquant ce savoir que seuls les morts ont le pouvoir de transmettre.

Mon avis
 : Necromancy est un parfait mélange des genres. Tout d’abord, une intrigue qui a tout du roman noir ! Gordon Devries, gangster et belle crapule des années 20 nous plonge dans les milieux mafieux. Malgré la prohibition, ses affaires se portent plutôt bien jusqu’au jour où parmi une cargaison de bouteilles de whisky, ses hommes de mains découvrent des corps bien étranges. Les ennuis commencent alors pour lui et son entourage ! Fabien Nury y ajoute quelques touches de fantastique avec la nécromancie, pratique qui consiste à invoquer l’esprit des défunts et à les relever d’entre les morts.


Le dessin et les couleurs à l’aquarelle de Jack Manini servent parfaitement l’histoire. L’atmosphère qui règne dans ces pages est glauque et pesante à souhait. La Louisiane est un lieu de choix pour y faire évoluer des zombies et exploiter le thème de la nécromancie. Scénario bien ficelé, graphisme de circonstance, ce premier tome laisse apparaître de nombreuses zones d’ombres augurant un second et dernier tome riche en révélations. Ce dernier est d’ailleurs attendu pour janvier 2009.

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5 août 2008 2 05 /08 /août /2008 18:36
Les Druides, Tome 4 : La Ronde des Géants

Ed. Soleil Celtic - Tome IV - La ronde des géants - Juin 2008

 
Présentation de l’éditeur
 : UNE NOUVELLE ENQUÊTE POUR GWENC’HLAN, TOUJOURS EN QUÊTE DE VÉRITÉ ! Frère Thomas vient d’être assassiné en plein cœur de la ville d’Is. Ce dernier traduisait un extrait du manuscrit sacré qui révélerait l’endroit où deux des talismans celtiques ont été cachés. Talwrc’h, le chef picte, sous l’emprise du breuvage divin, a autrefois prophétisé les endroits où son peuple devrait garder ces talismans : le chaudron de Dagda qui donne la connaissance et qui ressuscite les guerriers et la lance de Lug, la lance magique à 5 pointes, celle qui jamais ne faillit...
 
Gwenc’hlan le druide et son jeune apprenti doivent résoudre une affaire de meurtre. Cette nouvelle affaire cache de sombres manœuvres pour s’accaparer les secrets des druides et faire main basse sur la cité d’Is. L’église de Rome travaille dans l’ombre ...

 
Mon avis : Nous retrouvons à nouveaux pour une chasse aux trésors, Gwenc’hlan et Taran que nous avions laissé précédemment à Is, la ville légendaire. L’enquête se poursuit et nos deux druides accompagnés de quelques  moines vont aller de rencontres étonnantes en découvertes essentielles. Le temps presse. L’étau se resserre toujours un peu plus pour les druides qui voient, impuissants, la fin prochaine de leur culte au profit de la religion du Dieu unique.

 
L’intrigue, si elle est riche de péripéties, manque parfois de souffle à contrario des tomes précédant. La société secrète s’efface trop nous privant ainsi de nouvelles révélétations. Le dessin est de plus en plus réaliste, fin, riche de détails. Prenons par exemple le talent de Jacques Lamontagne pour révéler le caractère des personnages. Le visage de Gwenolé transpire la folie fanatique, celui de Gwenc’hlan dévoile un regard affûté à qui rien n’échappe.

 
Entre légende celtique et enquête policière
, "la ronde des géants" sillonne - pour notre plus grand plaisir - de belles contrées telles l’Armorique, la Létavia, Mona ou encore Kerne Veur. Un lexique clôture cet opus démontrant une nouvelle fois un beau travail de documentation. Un tome bien mystérieux qui ne fait qu’accroître notre curiosité !

Ma note :


Mon avis sur les tomes I, II et III

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24 juillet 2008 4 24 /07 /juillet /2008 14:55
La légende du Changeling, Tome 1 : Le mal-venu

Tome I, le mal-venu - Ed. le Lombard - Juin 2008 - 56 pages

 

Présentation de l’éditeur : Dans les forêts de la lande du Dartmoore, se cachent bien des secrets et se tapissent des créatures de légende inaccessibles à qui ne sait pas ouvrir les yeux. Mais, Scrubby n’est pas de ceux-là. Enfant des fées, échangé à la naissance avec un petit humain, il a reçu le merveilleux en héritage. Et si, bientôt, il doit quitter sa forêt pour la jungle qu’est le Londres du XIXe Siècle, sa forêt, elle, ne le quittera guère…


Mon avis
 : C’est à un conte féerique doublé d’une chronique sociale que nous convit Pierre Dubois. Ce dernier nous transmet un peu de son savoir du folklore féerique et le distille juste assez pour éveiller notre curiosité. Nous suivons à travers la campagne anglaise puis plus tard dans les ruelles de Londres, le petit Scrubby, un enfant des fées que l’on nomme aussi changeling - Il s’agit donc d’une substitution orchestrée par les fées. Ces dernières enlèvent un nourisson non baptisé puis l’échange contre un changeon. Une sorte de leurre pour tromper les parents - mais revenons à notre sujet ! En grandissant, l’enfant va faire d’étonnantes rencontres comme celle du petit peuple, de ce vieil homme plein d’érudition et de sagesse ou de ce mystérieux personnage au regard incandescent. Mais la misère rurale s’installe et pousse de nombreuses familles vers Londres en pleine révolution industrielle. Une nouvelle vie commence…

 

Xavier Fourquemin aux dessins sait adapter son trait aux situations, décors et personnages. La campagne évolue joliement au fil des saisons, une ambiance champêtre, bourgeonnante à contre-courant du Londres des bas-fonds sordides et peu sûrs. Les proportions de notre petit Scrubby peuvent en étonner certains mais lui donnent en revanche un air de gavroche, débrouillard, facétieux et surtout très attachant. Les couleurs de Scarlett Smulkowski s’ajuste de belles manières au dessin. La mise en place de l’intrigue et des personnages est faite, place à l’histoire dans le prochain tome ! Une belle légende urbaine.

Ma note :
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George R.R. Martin

 

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