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Le Blog Littéraire

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" La liseuse " de Fragonard

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Avertissement au lecteur qui se risque en ces lieux !
Bienvenue sur mon blog entièrement dédié à l'une de mes passions, les livres. C’est une façon pour moi de garder une trace de mes lectures mais aussi de les partager avec d’autres passionnés et d’échanger des impressions et avis que je souhaite constructifs. 
Bien sûr, mes avis sont personnels et n'engagent que moi.
Bonne balade chez Laetitia la liseuse.

22 décembre 2008 1 22 /12 /décembre /2008 18:25

 Le livre de toutes les heures, Tome 1 : Vélum

Editions Denoël - SF - Septembre 2008 - 666 pages
 
Présentation de l’éditeur
 : Depuis des temps immémoriaux, le siège de Dieu est vacant. Ses anges et tous ceux dont le sang se charge d'une parcelle de divin, les Amortels, se sont divisés en deux clans : les Souverains et l'Alliance. Leur guerre n'a pas lieu dans les cieux, mais sur le Vélum, ce tissu de mondes en comparaison duquel notre Terre n'est qu'une trace de crasse sous l'ongle d'un pouce. Pour Finnan et Phreedom, qui refusent de choisir leur camp, le temps est compté, car la guerre des cieux sera bientôt totale.
 
Parution événement de l'année 2005 en Grande-Bretagne, Vélum est le premier volume d'un diptyque, Le Livre de toutes les heures, qui s'achèvera l'an prochain avec Encre. Souvent comparée à L'Échiquier du mal, cette fresque apocalyptique, d'une ambition rare, s'adresse tout autant aux lecteurs de Dan Simmons qu'à ceux du Festin nu de William S. Burroughs.
 
Quelques extraits
 : "Mon existence est signalée dans le Livre, dans le sceau qui orne sa couverture, et je m’interroge. Si je ne peux vivre que sous l’influence du Livre, le signe qui m’y désigne s’y trouve-t-il parce que je suis, ou suis-je ici à cause de lui ? Je suis debout sur un éperon rocheux froid et gris. Un fleuve noir s’écoule à mes pieds à travers le sous-bois. A moitié dissimulé par le feuillage qui m’entoure, comme une statue née d’un délire victorien, comme un ange préraphaélite, le jeune homme que j’observe au loin lit assis sous le pommier, et j’ouvre le Livre."
 
Mon avis
 : Premier roman de l’écossais Hal Duncan, Vélum est une œuvre ébouriffante qui ne cessera d’étonner par sa complexité et sa construction. Entre science et mythologie, elle surprend avec un univers incroyablement riche et déroutant. Le Vélum. Une toile colossale où s’entremêlent des mondes parallèles - et dont notre Terre n’est qu'une trace de crasse sous l'ongle d'un pouce -, où l’espace temps n’a aucune limite. Le Livre de toute les heures. Découvert par Reynard Carter, dans une cache sous la bibliothèque de l’université de Glasgow, cet ouvrage de vélin relate l’histoire des mondes et son infinité. Ces mondes qui s’entrechoquent sur le Vélum sont d’une variété infinie. Les évènements qui s’y succèdent - en court chapitres -, s’imbriquent les uns aux autres sans réelle chronologie ni logique et en perturberont plus d’un. De quoi donner le vertige à tout lecteur peu attentif.
 
Mais cette construction complexe du récit est à l’image de l’affrontement éternel qui oppose l’Alliance, menée par Enoch/Métatron et les Souverains guidés par Moloch/Malik, depuis que Dieu a laissé le trône vacant. Dans ce décor démesuré, la mythologie tisse des fils conducteurs entre héros mythiques, à l’instar de la déesse sumérienne Innana et de sa descente aux enfers ou bien encore du Titan grec, Prométhée, expiant éternellement la trahison dans la douleur. A travers des paragraphes éclatés, Ils réaparaîtront sous d’autres identités, d’autres traits, d’autres destins, d’autres dimensions.
 
Un chaos perpétuel où trois personnages clé vont devoir survivre pour fuir un destin auquel ils ne veulent prendre part.
Pour échapper à cette bataille d’archanges, Thomas Messenger, Seamus Finnan et Phreedom exploreront le Vélum, passeront les époques, les lieux, répétant souvent à l’excès les mêmes péripéties sous d’autres noms. Mais semer les hommes de Métatron n’est pas chose aisée et le chemin vers la liberté bien incertain… Malgré une forme alambiquée certaine, l’intérêt du livre réside avant tout, dans les mutiples indices disséminés ici et là et rendant le jeu de pistes bien trop attrayant pour ne pas vouloir connaître la suite. Hal Duncan se plaît à bâtir de nouvelles sociétés - futuristes ou anciennes - et à retranscrire avec beaucoup d’érudition, les plus grands mythes. Au final, Vélum est une œuvre audacieuse qui fascine ou rebute et dont la suite et fin - à paraître - portera le titre d’Encre.

Retrouvez les chroniques d'Algernon, de Nébal, de Simatural et l'interview de l'auteur sur Le cafard cosmique.

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20 septembre 2008 6 20 /09 /septembre /2008 10:21

Le cycle "les dames du lac" de Marion Zimmer Bradley est une saga qui fait partie de mes plus belles lectures d’adolescentes. Je l’ai lu dans l’ordre de parution mais je trouve qu’il est plus logique de le lire par ordre chronologique. Je vais d’ailleur le présenter dans ce sens. Toutefois "les dames du lac" et "les brumes d’Avalon" abordent le mythe arthurien et peuvent être lus séparément des deux précédents tomes qui, eux, se déroulent bien des siècles auparavant. Mais c’est tellement captivant qu’il vaut mieux tout lire !

La Colline du dernier adieu

La colline du dernier adieu - 1996 - 416 pages
 
Présentation de l’éditeur : A quinze ans, dans les forêts et les brumes de la terre britannique, Elane a vu surgir les aigles de l'envahisseur romain. Fille d'un druide farouchement attaché à l'indépendance de son peuple, promise au culte de la Déesse Mère, elle n'a jamais douté de son destin. Jusqu'au jour où, grâce à elle, le jeune Romain Gaïus échappe à la mort... Et sa vie en sera bouleversée.
Bien des siècles avant le Roi Arthur, dans une terre habitée déjà par les enchantements de Merlin, la romancière mondialement reconnue des Dames du Lac et des Brumes d'Avalon nous conte une histoire envoûtante et tragique, où se heurtent avec furie les passions de l'amour et de la guerre, où se dresse, entre l'histoire et la légende, l'inoubliable et frêle silhouette d'Elane...


Les Dames du Lac, tome 3 : Le secret d'Avalon

Le secret d’Avalon - 1998 - 544 pages
 
Présentation de l’éditeur : A la fois finale et prologue de cette vaste épopée, ce volume nous ramène aux sources de la légende. En ce temps-là, les légions de Rome prennent pied sur le sol de Grande-Bretagne. Face à elles, un peuple farouche et désuni va se forger une âme commune dans une lutte de plusieurs siècles. Cependant, réfugiés sur l’île sacrée, invisible derrière sa ceinture de brumes, Druides et Prêtresses vont gouverner le cours de cette histoire sanglante.
Comment Dierna, Viviane, Caillean vont préparer l’avènement du roi Arthur ; comment la Reine des fées va leur prêter son concours ; quelles paroles prophétiques Merlin prononcera-t-il aux frontières du Pays de l’Eté : tels sont les secrets révélés dans cet envoûtant récit, enraciné aux confins de la Magie et de l’Histoire…



Les Dames du lac, tome 1

Les dames du lac - 1988 - 416 pages
 
Présentation de l’éditeur : La légende du roi Arthur et des chevaliers de la Table ronde n’avait, depuis longtemps, inspiré un roman d’une telle envergure, d’un pareil souffle.
Merlin l’Enchanteur, Arthur et son invincible épée, Lancelot du Lac et ses vaillants compagnons, tous sont présents, mais ce sont ici les femmes qui tiennent les premiers rôles : Viviane, la Dame du Lac, Ygerne, duchesse de Cornouailles et mère d’Arthur, son épouse Guenièvre, Morgane la fée, sœur et amante du grand roi…
Cette épopée envoûtante relate la lutte sans merci de deux mondes inconciliables : celui des druides et des anciennes croyances qui défendent désespérément un paradis perdu, et celui de la nouvelle religion chrétienne qui supplante peu à peu les rites et les mystères enracinés au cœur de la Grande-Bretagne avant qu’elle ne devienne l’Angleterre. Prix du Grand Roman d’Evasion 1986



Les Dames du lac, tome 2 : Les brumes d'Avalon

 Les brumes d’Avalon - 1989 - 352 pages
 
Présentation de l’éditeur
 : Grâce à la sagesse du roi Arthur et à Excalibur, son épée toute-puissante, grâce aussi à la bravoure des chevaliers de la Table Ronde, la paix règne enfin sur le royaume de Grande-Bretagne, paix cependant précaire. Une lutte sans merci continue d’opposer les fidèles de l’antique culte druidique de la Dame du Lac aux adeptes de plus en plus nombreux de la nouvelle religion chrétienne, prônée par les Romains.
Seule la venue d’un héritier de la couronne pourrait peut-être consolider le trône et assurer l’avenir. Mais Morgane, prêtresse d’Avalon, Gwydion, son fils, né d’amours coupables avec le roi Arthur, Lancelot du Lac, fidèle chevalier de cœur de la reine Guenièvre, ont-ils encore une chance d’accéder aux lumières secrètes de la sagesse et de l’amour ? Ne sont-ils pas plutôt sur le point d’entraîner dans l’abîme un roi, un royaume, toute une civilisation lentement broyée par un nouvel ordre du monde ? A moins qu’au tout dernier moment ne vienne à leur secours la force éblouissante et mystérieuse du Graal, porteur d’espoir pour tous les hommes de bonne volonté ? Prix Locus 1984


Mon avis : Aussi nommé le cycle d’Avalon, la saga de Marion Zimmer Bradley nous convit à une réécriture des plus romancées de la légende arthurienne. Un récit original grâce à sa vision toute féminine. En effet, les femmes sont ici les héroïnes et en sont souvent les narratrices comme Morgane, la sœur d’Arthur. Cette dernière - comme de nombreuses prêtresses avant elle - est l’héritière d’une sagesse ancestrale mais menacée, celle d’Atlantis.

 
"Dans la colline du dernier adieu" et "le secret d’Avalon", nous découvrons les origines fabuleuses du mythe arthurien mais aussi une pan de l’histoire, l’invasion de la Grande Bretagne par les légions romaines. Loin des hommes, cachée dans les brumes, druides et prêtresses vivent sur l’île d’Avalon et se préparent à un grand destin. L’avènement d’un roi qui unira le pays et préservera l’ancienne religion. Celle-ci est en péril depuis la venue des chrétiens toujours plus nombreux et plus déterminés que jamais à détruire ces croyances païennes. l’auteur nous invite une fois encore à la réflexion.

 
Féministe convaincue, Marion Z. Bradley a su de sa plume fluide et sensible nous rendre humains et attachants des personnages de légende. Arthur, Lancelot, Gauvain et Mordred sont des guerriers dans l’âme mais dotés de failles. Viviane, Ygerne, Morgause et Guenièvre témoignent toutes du même courage pour être maîtresse de leur destinée. Une épopée envoûtante et mystérieuse…


Ma note :

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18 septembre 2008 4 18 /09 /septembre /2008 10:27

Une petite déception pour ce roman écrit et publié en 2004 après le décès de Marion Zimmer Bradley en 1999. En effet, son amie et collaboratrice Diana L. Paxson a repris les notes de l’auteur pour écrire ce livre. Si vous connaissez le cycle des dames du lac (ou cycle d’Avalon), sachez que ce titre fait le lien entre cette série et "la chute d’Atlantis". Le fil rouge entre Atlantis et Avalon est la réincarnation. On découvre dans "les Dames du lac" que le couple Uther et Ygerne seraient les réincarnations d’un prêtre et d’une prêtresse atlantes. Ayant adoré les dames du lac, je risque de ne pas être très objective mais je vais essayer de donner un avis le plus juste possible.



Les Ancêtres d'Avalon

Editions Le livre de poche - Fantasy - Juillet 2008 - 544 pages

Présentation de l’éditeur
 :
De sombres présages s’amoncellent sur Atlantis. Micail et Tiriki, prince et princesse d’Ahtarrath, abandonnent avec une poignée de survivants leur île pour gagner les terres de l’Angleterre ; mais ils sont séparés et embarquent sur des navires différents. Le prince Micail et son cousin, le prince Tjalan, accostent dans un comptoir commercial où Tjalan entreprend de perpétuer par la force la grandeur du royaume atlante. La princesse Tiriki et le mage Chédan trouvent refuge auprès d’une tribu indigène après s’être égarés dans une tempête en mer. Apprenant qu’une nouvelle vie grandit en elle, Tiriki va entretenir la puissance de la Déesse…

L’histoire des origines d’Avalon perpétue avec brio l’esprit épique et magique des Dames du lac.

Mon avis : Les ancêtres d’Avalon sert de fil rouge entre "la chute d’Atlantis" et le cycle "les dames du lac". 2000 ans av. J.C., des forces très anciennes détruisent les royaumes atlantes jusqu’à la dernière île Ahtarrah poussant les derniers rescapés à fuir leur terre. Dans la confusion nos deux héros et époux, Micail et Tiriki, cherchant à sauver les derniers vestiges de cette civilisation perdue, seront séparés et trouveront refuge sur l’île des Braves, la future Grande-Bretagne. Eloignés l’un de l’autre par la distance mais aussi par de nouveaux modes de vie divergents, pourront-ils se retrouver et vivre comme avant ?

Diana L. Paxson crée un chemin de traverse entre deux civilisations, deux religions, l’ancienne et la nouvelle. Une passerelle entre ceux qui furent les prêtres atlantes et ceux qui deviendront plus tard les druides. Il est intéressant de voir la naissance de ce nouveau monde. La magie et ses rites sont au cœur de toutes les préoccupations. Malgré tout, le souffle épique et l’empathie que le lecteur éprouvait pour les protagonistes des précédents volets - grâce à la plume de Marion Z. Bradley - manquent ici cruellement. Il est conseillé toutefois d’avoir lu le cycle d’Avalon pour une meilleure compréhension du récit.

Ma note :

A  venir, le cycle des dames du lac…

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14 août 2008 4 14 /08 /août /2008 18:42
Maximum Ride, Tome 1 : Opération Angel

Tome I - Opération Angel - Hachette jeunesse - Février 2008 - 448 p.

 

Présentation de l’éditeur : Max, 14 ans, vit dans une maison perdue dans la nature avec sa « famille ». Celle-ci se compose de cinq enfants issus, comme elle, d'expériences de l'École, et dotés de pouvoirs particuliers. Un jour, des créatures mi-hommes mi-loups kidnappent la benjamine du groupe et la ramènent à l'École. Max et les autres enfants sont rapidement capturés mais parviennent à s'échapper. Ils arrivent à l'Institut, où Max trouve des informations sur les parents des autres, mais rien sur elle. Max est perplexe : d'où vient-elle ? doit-elle vraiment sauver le monde, comme elle l'a entendu à l'École ? Qui est cette mystérieuse Voix qui lui parle en permanence ?

 

Les premières lignes : "Félicitations. Si vous lisez ceci, c'est que, sans le savoir, vous venez de mettre toutes les chances de votre côté pour rester en vie jusqu'à votre prochain anniversaire. Vous ! Oui, vous, là ! Vous qui êtes en train de feuilleter ce livre. Ne le remettez pas là où vous l'avez pris. Je ne rigole pas. Si vous tenez à la vie, ne faites pas ça. Ceci est mon histoire, l'histoire de ma famille, mais ça pourrait aussi bien être la vôtre. On est tous dans le même bain ici, croyez-moi. C'est la première fois que je fais ça, alors disons que je vais tout simplement me lancer et vous, essayez de suivre, OK ?
Bon. C'est parti. Je m'appelle Max. J'ai quatorze ans. Je vis avec ma famille, cinq gosses avec lesquels je n'ai aucun lien de sang, mais qui font quand même partie de ma famille. On est... c'est-à-dire... on est plutôt extraordinaires. Ce n'est pas pour me vanter, mais on ne ressemble à rien de ce que vous connaissez."

 

Mon avis : James Patterson - plus connu pour ses polars - change de registre et se lance dans une série de romans pour adolescents. Cette lecture nous fait penser à la série "Dark Angel" par bien des points. En effet, nous retrouvons un groupe de jeunes en fuite dont la meneuse est aussi la plus agée, Maximum Ride surnommée Max. A "l’école", un laboratoire scientifique des plus douteux, ils ont été l’objet d’expériences et ont été génétiquement modifiés. D’où des particularités qui les rendent exceptionnels. Des pouvoirs qui se développent chaque jours. Mais heureusement, nos jeunes mutants ont pu échapper aux scientifiques, les blouses blanches comme ils les appellent.

 

Pourchassés par les érasers, métamorphes à la solde des blouses blanches, Max et ses protégés tentent de survivre et de découvrir leurs véritables identités. James Patterson a su avec talent nous les rendre attachants et a donner à chacun des personnalités atypiques. Une écriture fluide, des chapitres très courts, de nombreux rebondissements associés à un suspense toujours croissant et débordant d’action en font une lecture parfaite pour la jeunesse. Les studios Columbia Pictures ont récemment acheter les droits d’adaptation cinématographique de la série. Et dernière info d’importance, le tome II est à paraître pour novembre 2008 ainsi le tome I en poche.

Ma note :  
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14 juin 2008 6 14 /06 /juin /2008 17:51

Je suis vraiment gênée d’avoir laissé le blog en plan ces derniers jours.  En fait, j’ai un peu déserté les blogs en général. L’overdose me guette. Je prends mes distances quelques jours. Promis, je me rattrape la semaine prochaine en vous visitant. Toutes mes excuses pour ne pas avoir répondu à vos commentaires. D'ici là, je vous laisse en compagnie de Lliane.



Les Chroniques des Elfes, Tome 1 : Lliane

Ed. Fleuve Noir - "Lliane" Tome I - 276 pages -  Mai 2008

 

Présentation de l’éditeur : La forêt d’Eliande résonne d’une plainte lugubre. Les arbres, les animaux et la terre elle-même ont peur. Depuis que les hommes ont pénétré la forêt des elfes pour y construire leurs églises et y installer leurs villages, des meutes de loups noirs assoiffés de sang et menés par des kobolds sèment la terreur. La guerre est inévitable. Arianwen, la reine des elfes, réunit l’ensemble de ses sujets pour essayer de vaincre l’armée des Terres noires qui obéit aux Gobelins, les guerriers d’élite de Celui-qui-ne-peut-être-nommé… Mais une autre tragédie guette le roi et la reine des elfes. Leur fille, la princesse Lliane, est envoûtée par le jeune humain que les elfes ont sauvé, et les runes ont prédit que le destin de cet étrange adolescent et celui de Lliane seraient liés, inexorablement…

Mon avis : Bien après le succès mérité de la trilogie des elfes, Jean-Louis Fetjaine nousimg214/9472/ophelia1894bf4.jpg revient de plus belle et nous ramène aux origines de cette grande épopée. "Lliane" est le premier tome de cette préquelle. Le lecteur retrouve quelques personnages de la trilogie comme Llandon, Lliane et Llaw et découvre qu’à l’époque, Hommes et Elfes ne sont l’un pour l’autre qu’une vague légende que de graves évènements vont pousser à revoir leur croyance. Une ombre menaçante venant des montagnes noires approche… Le temps de la paix entre les peuples est révolu. Commence alors une lutte acharnée mais incertaine !

 

L’écriture est toujours aussi plaisante, fluide avec des chapitres courts et alternant les points de vue. Le style, lui, reste poétique mais aussi plein de fureur. Et la magie opère nous entraînant à la poursuite de nos héros se battant avec rage contre les troupes innombrables de Celui-qui-ne-peut-être-nommé. Point très intéressant, l’auteur parsème son récit d’une autre histoire, celle des grandes batailles des anciens temps où s’affrontaient les dieux celtiques appelés Tuatha Dé Danaan, les êtres monstrueux nommés Fomoraig et d’autres démons connus sous le nom de Fir. Bref, nous découvrons pour notre plus grand plaisir une part fascinante de la mythologie celtique. Une suite très attendue qui nous réserve à n’en pas douter de nombreux rebondissements !!!

Ma note :
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14 mai 2008 3 14 /05 /mai /2008 18:37

img383/7217/edenfn8.jpgEdition Griffe d'Encre - Novella - 100 pages - Avril 2008

Présentation de l'éditeur :
Un cadavre dans un glacier… Ce n’est pas le bouleversement du Landerneau archéologique consécutif à la découverte qui m’a gêné. C’est le portrait du bonhomme… « Tronche de Gargouille », je l’ai appelé. Et je l’oublierais volontiers. En tant qu’anthropologue, j’en ai pourtant vu d’autres…

… dans un monde où l’expression «  tout fout le camp  » s’applique jusqu’aux étoiles.
«  Regardez mon gosse de onze ans, il me dit l’autre soir : « Dis, papa, pourquoi la Grande Ourse, on la voit plus normalement ? » J’ai vérifié : il n’a pas besoin de binocles, mon gamin, le grand chariot, il est assez raplapla…  »

Ce n’était peut-être pas le moment idéal pour ouvrir la boîte de Pandore…


Mon avis
 : Cette novella est pour le moins singulière. Après un départ plutôt difficile tant l’attention est mise à contribution avec quelques longueurs, l’intrigue happe vite le lecteur. L’histoire débute par la découverte dans un glacier alpin d’un bien étrange corps humain à ce qu’il semble à première vue. La science est alors si avancée que des chercheurs peuvent désormais réanimer l’homme des glaces. Tronche de gargouille - le sobriquet que lui donnent ses découvreurs - est au centre de toutes les attentions. Une équipe de travail se forme pour percer les mystères de cet inconnu.

Dans un monde menacé par les catastrophes naturelles et autres présages alarmants, mieux vaut ne pas aller au-delà des limites du raisonnable. Mais l’être humain est bien connu pour aimer se dépasser. Et les conséquences en seront à la hauteur, croyez-moi ! Une lecture impliquée dont l’auteur nous propose des annexes avec rapports à l’appui, de nombreux éclairages sur les possibles technologies de demain. Au fil des pages, le mysticisme se greffe à l’enquête scientifique et nous surprend par une chute d’enfer !

Ma note :

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6 avril 2008 7 06 /04 /avril /2008 14:19

Ayant été happée quelques années auparavant par la vague du Seigneur des anneaux version cinéma, j’étais parti dans l’idée de lire le chef d’œuvre de J.R.R. Tolkien. J’ai malheureusement vite déchanté devant l’ampleur des descriptions et me suis donc arrêtée à une centaine de pages avec toujours dans l’idée de m’y remettre un jour. C’est alors qu’est apparue l’occasion de relire du Tolkien avec la sortie récente du livre « Les Enfants de Húrin ». Ce conte - tout à fait abordable pour les néophytes dont je suis - a été reconstitué par Christopher Tolkien, le fils, à partir des brouillons, notes, lettres et manuscrits laissés par son père.


Les enfants de Húrin

Ed. Christian Bourgeois - Février 2008 - 297 pages

Présentation de l'éditeur
 : Des milliers d'années avant Le Seigneur des Anneaux, la Terre du Milieu est en proie aux luttes entre Morgoth, le premier Seigneur Ténébreux, et les Elfes, alliés aux Hommes. C'est contre Turin et Niënor, les enfants de Hurin, que Morgoth va lancer une terrible malédiction, les contraignant à une vie malheureuse et errante, pour se venger du héros qui a osé le défier. Les Enfants de Hurin, œuvre entreprise par Tolkien au cours de la Première Guerre mondiale, s'adresse aux lecteurs du Seigneur des Anneaux, qui retrouveront le souffle de ce roman dans l'histoire de Turin, héros humain qui cherche sa place parmi les Elfes et les Hommes dans un monde en guerre trompé par le destin, il lutte de manière spectaculaire et tragique contre Morgoth, nous faisant découvrir un passé méconnu de la Terre du Milieu.

Mon avis
 : Après une préface très instructive sur les motivations de la version longue de ce conte et une note très appréciée sur la prononciation, le lecteur plonge dans un monde très différent de celui du Seigneur des anneaux. Une œuvre tout d’abord moins volumineuse. Une histoire bien plus sombre se déroulant aux premiers âges. Une atmosphère dense vacillant entre espoir et désolation. Une époque rude pour ces peuples que sont Hommes, Elfes et Nains, soumis inéluctablement au noir Morgoth dont l’ombre ne cesse de s’étendre sur la Terre du Milieu. Tùrin, porteur d’une terrible malédiction va traverser de nombreuses épreuves et mener un rude combat. Le récit parfait pour qui aime les romans d’aventure. A la fois ténébreux et fier, Tùrin n’est pas le héros maintes fois évoqué. Il est au contraire coléreux, taciturne mais aussi sensible et juste. L’auteur aime à brosser des personnages fragiles, courageux et plus que tout aux destins tragiques.

Seul ombre au tableau, les innombrables noms de lieux qui peuvent faire perdre la boussole en cours de lecture. Mais pour ramener le lecteur sur le bon chemin, une liste des noms ainsi qu’une carte dépliante ont été ajoutées. Des appendices nous apportent moult références et les connaissances nécéssaires à la compréhension de l’univers de J.R.R. Tolkien et de sa création. Sans oublier les arbres généalogiques retrançant parentés et lignées de différentes maisons. L’ouvrage est de plus agrémenté de nombreuses illustrations d’Alan Lee pour le plus grand plaisir de nos mirettes. Une œuvre épique, tragique, mélancolique à découvrir pour les curieux ou à redécouvrir pour les lecteurs du Silmarillion.

Ma note :

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18 janvier 2008 5 18 /01 /janvier /2008 23:16

Livre reçu par Marajade dans le cadre du swap SFFF. Une très belle découverte. 
Challenge ABC 2008 - Lettre G



Neverwhere
Edition J'ai lu - 2001 - 350 pages - Prix Julia Verlanger 1999

Présentation de l'éditeur : Londres, un soir comme tant d'autres. Richard Mayhew découvre une jeune fille gisant sur le trottoir, l'épaule ensanglantée. Qui le supplie de ne pas l'emmener à l'hôpital... et disparaît dès le lendemain. Pour Richard, tout dérape alors : sa fiancée le quitte, on ne le connaît plus au bureau, certains, même, ne le voient plus... Le monde à l'envers, en quelque sorte. Car il semblerait que Londres ait un envers, la «ville d'En Bas», cité souterraine où vit un peuple d'une autre époque, invisible aux yeux du commun des mortels. Un peuple organisé, hiérarchisé, et à la tête duquel les rats jouent un rôle prépondérant. Plus rien ne le retenant «là-haut», Richard rejoint les profondeurs...

Quelques extraits à savourer
 :
neil-gaiman.jpg
"- Je ne comprends pas, s’étonna-t-il. Pourquoi avez-vous encore des brouillards ici-bas, alors que nous n’en avons plus là-haut ?
 
Porte se gratta le nez.
- Il existe de petites bulles de temps passé dans Londres, où les choses et les lieux ne changent pas, comme des bulles prises dans l’ambre, expliqua-t-elle. Il y a beaucoup de temps à Londres, et il faut bien qu’il aille quelque part – tout n’est pas consommé tout de suite.
- Je dois toujours avoir la gueule de bois, soupira Richard. J’ai trouvé ça presque incohérent."

Mon avis : Neverwhere est une véritable plongée dans la cité de Londres. Non pas la ville que l’on connaît moderne et bruyante mais le Londres d’En Bas, décalé, hors du temps, un brin féodal. Le métro et ses stations en sont la frontière, la séparation entre ces deux mondes opposés. La magie est pourtant bien réelle, tapie non loin, cachée aux yeux des hommes mais bien présente au cœur de nos métropoles. 

Neil Gaiman donne naissance à toute une palette de curieux personnages atypiques, pittoresques, baroques, bohèmes… Nous y croisons entre autre des Parle-aux-rats, un marquis aux airs de dandy, une chasseresse, les inséparables et cruels MM. Vandermar et croup, irrésistibles et burlesques malgré tout. Un grand moment.
Richard Mayhew, notre parfait anti-héros va sans le vouloir devenir notre guide dans l’envers de Londres et rencontrer pour le meilleur et le pire tout ce beau petit monde.

L’histoire est saupoudrée d’humour. Ce ton léger compense un univers sombre et peu rassurant. Le périple de Richard et de ses amis est aussi amusant avec des situations souvent abracadabrantes.
Voilà un conte moderne, underground axé sur la quête et son cheminement au travers de multiples épreuves pour y aboutir. A mi-chemin entre le fantastique et la fantasy urbaine. Vivement conseillé !!!

Ma note :

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22 décembre 2007 6 22 /12 /décembre /2007 18:18

Challenge ABC 2007 - Lettre S


La Tisseuse : contes de fées, contes de failles

La tisseuse, Contes de Fées & Contes de Failles - 2007 - 320 p. coeur-chouette.gif
 
Quatrième de couverture :
Si les Parques, qui écrivent notre Destin, avaient des voix, seraient-ce celles de l'eau ? Se feraient-elles rivières pour nous conter, tumultueuses, le sort de ceux qui trichent avec la Fatalité ou le chant des Banshee ? Deviendraient-elles sources murmurantes, secrètes, pour répéter ce que dit la Mort quand on l'enferme, ou les dieux qui ne peuvent trouver leur propre visage ? Envoûtantes, peut-être, pour narrer la chute de l'artiste et le passage dans la forêt du Seigneur de la Haute Nuit ?… et puis fatales, tempétueuses, pour dire le coup de sabre du Samurai, la vengeance de l'hiver… Et comment, comment encore, pour la mort de la dryade, l'amour des frères, la passion des amants ? Des voix d'eau, de vagues et de torrents. La voix unique, toujours, de la Tisseuse, pour des histoires de fées et de déesses, de fantômes et de dieux tombés, de lumière et de nuit, de beauté entière et de cruauté absolue…

À nouveau dénoués, les contes indispensables de la tisseuse ès Fantasy, Léa Silhol, couronnée par le public Prix Merlin 2003 pour La Sève et le Givre (meilleur roman Fantasy de l'année) créatrice de Frontier, et montreuse d'ombres dans le récent Conversations avec la Mort. Nouvelle édition corrigée & révisée des Contes de la Tisseuse, augmentée de la Novella "Le Vent dans l'Ouvroir".

Sommaire
:

Introduction de l'auteure : Comme un 'Director's cut'

Quelque chose de Fragile

ETREINTES D'ETE
La Gorgone Enfant
Un Miroir de Galets
Les Promesses du Fleuve

LUMIERES D'AUTOMNE
Couleurs d'automne
En Tissant la Trame
A l'Ombre des Ifs Foudroyés

MORSURES D'HIVER
Le Coeur de l'Hiver
Frost.
La Loi du Flocon

FRISSONS DE PRINTEMPS
Le Lys Noir
Runaway Train
A l'Image de la Nuit

L'ETERNITE
Le Vent dans L'Ouvroir

Postface : Le fil et l'Eau, nouvelle immersion dans les trames de la Tisseuse, par Natacha Giordano


Mon avis
 : Edité en 2004 dans la collection Moirages de la défunte maison d’édition de l’Oxymore, ce recueil nous ouvre ses portes sur une introduction de Léa Silhol. Cette dernière nous envoûte au travers de quatorze nouvelles dont une novella, toutes construites au rythme des saisons - Etreintes d'Eté, Lumières d'Automne, Morsures d'Hiver et Frissons de Printemps pour se clore sur l’Eternité. Chacun des quatorze textes est relié par un fil conducteur, l’eau, élément récurrent que l’on retrouve dans les rivières et sources, neige et givre, pluie et larmes, étroitement lié à nos héroïnes Silholiennes.

Puisant son inspiration dans la mythologie et autres légendes folkloriques du passé - Hard fantasy - Léa Silhol tisse de sa plume toute personnelle, poétique et baroque, un univers onirique et puissant où la destinée est au cœur de toute chose. En sort une palette de personnages à la fois fragiles et cruels où se côtoient mortels et immortels, où les figures féminines sont à l’honneur - Gorgonnes, Banshee, Roussalka, Parques, Fata, Dryade et autres déesses -.
 La prose de la fée Silhol nous charme par ses nombreuses métaphores pleine de lyrisme et d’autant plus sublimée par une écriture empreinte de symbolique. "Son cheval, cette nuit-là était blême comme l’os ou les rayons de la lune, et tout aussi inexorable."

Pour finir, Natacha Giordano nous invite dans une longue postface à une étude riche et argumentée pour qui veut explorer le monde fascinant et l’œuvre d’une grande conteuse française.
Ce livre est à lui seul un petit bijou tant par son écrin dont l’illustration est extraite d’une nouvelle (En tissant la Trame) que par les précieux textes qu’il contient.

Ma note :

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10 novembre 2007 6 10 /11 /novembre /2007 15:41

Le Bois de MerlinLe livre e poche - octobre 2007- 320 pages

Présentation de l'éditeur : Malgré le poids d'un lourd secret d'enfance, Martin et Rebecca sont retournés vivre dans leur village natal, à l'orée de la forêt de Brocéliande. Très vite, Rebecca a un fils, Daniel. Mais celui-ci est infirme, aveugle et sourd. Cependant, les sens de l'enfant semblent se développer peu à peu, tandis que ceux de sa mère s'amenuisent... Désespéré, Martin comprend alors que sa famille est la proie d'un sortilège qui prend sa source au cœur même de son enfance dans la forêt de Brocéliande : là où passé et présent s'entrecroisent, où la fée Viviane a jadis enfermé Merlin... Un roman enchanteur, par l'auteur de La Forêt des Mythagos et du Codex Merlin.

Quelques lignes
 : « Viviane à la barre, je tenais la voile à la main, et nous traversâmes en bateau jusqu’aux rives de Gaule, abordant sur la plage  d’Uxorum, au nord-ouest d’ici. Je trouvais le chemin vers le sud sans trop de difficulté. Quelques jours plus tard, nous atteignîmes Brocéliande, et Viviane devint anxieuse. La forêt était alors aussi profonde et enchevêtrée qu’aujourd’hui, et elle se sentait coupée d’une partie de sa magie. »

 Mon avis
 : Cette réécriture du mythe de Merlin et de Viviane est ma foi fort agréable à lire et bien originale. Deux histoires d’amours parallèles se retrouvent dans ce récit contemporain et pourtant hors du temps. Deux mille ans les séparent. Celle de Rébecca et Martin et celle de Viviane et Merlin avec pour toile de fond une magie toujours plus destructrice. Un combat - d’amour et de haine - qui traverse les siècles pour se dénouer au cœur de l’antique Brocéliande. Une histoire troublante et déroutante, d’une profonde sensibilité écrite du point de vue tout personnel de Robert Holdstock. Les descriptions de la forêt de Brocéliande sont enchanteresses. L’occasion d’une belle promenade dans les sous-bois centenaires.

L’auteur termine son récit par une note où il explique la raison et la naissance de ce livre. L’une d’elle est tiré d’un poème dAlfred Tennyson : « Et comme des lèvres roses de la vie et l’amour, surgit l’hideux sourire du squelette de la mort. » Un seul regret toutefois : la brièveté de l’histoire.

Ma note :
 

Merlin-copie-1.jpg
Sir Edward Burns-Jones - The beguiling of Merlin

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Ma Lecture du moment . . .


"Le Trône de Fer"
George R.R. Martin

 

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