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Mes notes de lecture...Vous y trouverez des genres divers, le fantastique, le polars, le roman historique, la fantasy, la littérature française et étrangère...

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Le cercle des poètes disparus

Après avoir lu le joli poème "Adieu" qu'a choisi Florinette pour la fameuse chaîne "le cercle des poètes disparus" qui circule sur les blogs, je vous présente un poème d'Arthur Rimbaud, "Ophélie".  Je trouve les descriptions sublimes et cela me donne l'occasion de glisser quelques peintures préraphaélites. Il y a aussi "le dormeur du val" qui est magnifique et qui bourgeonne sur quelques blogs.



img508/5514/40nv7.jpg
Arthur Hughes

I
Sur l'onde calme et noire où dorment les étoiles
La blanche Ophélia flotte comme un grand lys,
Flotte très lentement, couchée en ses longs voiles ...
On entend dans les bois lointains des hallalis.
Voici plus de mille ans que la triste Ophélie
Passe, fantôme blanc, sur le long fleuve noir.
Voici plus de mille ans que sa douce folie
Murmure sa romance à la brise du soir.
Le vent baise ses seins et déploie en corolle
Ses grands voiles bercés mollement par les eaux;
Les saules frissonnants pleurent sur son épaule,
Sur son grand front rêveur s'inclinent les roseaux.
Les nénuphars froissés soupirent autour d'elle;
Elle éveille parfois, dans un aune qui dort,
Quelque nid d'où s'échappe un petit frisson d'aile:
Un chant mystérieux tombe des astres d'or.
II
Ô pâle Ophélia, belle comme la neige!
Oui tu mourus, enfant, par un fleuve emporté!
- C'est que les vents tombant des grands monts de Norvège
T'avaient parlé tout bas de l'âpre liberté;
C'est qu'un souffle inconnu, fouettant ta chevelure,
A ton esprit rêveur portait d'étranges bruits;
Que ton cœur entendait la voix de la Nature
Dans les plaines de l'arbre et les soupirs des nuits;
C'est que la voix des mers, comme un immense râle,
Brisait ton sein d'enfant trop humain et trop doux;
C'est qu'un matin d'avril, un beau cavalier pâle,
Un pauvre fou, s'assit, muet, à tes genoux !
Ciel, Amour, Liberté : quel rêve, ô pauvre Folle!
Tu te fondais à lui comme une neige au feu:
Tes grandes visions étranglaient ta parole
- Et l'Infini terrible effara ton œil bleu.
III
- Et le Poète dit qu'aux rayons des étoiles
Tu viens chercher, la nuit, les fleurs que tu cueillis;
Et qu'il a vu sur l'eau, couchée en ses longs voiles,
La blanche Ophélia flotter, comme un grand lys !

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John William Waterhouse

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L
C'est un plaisir ! J'ai mis du temps à choisir ces illustrations car elles sont nombreuses sur ce thèmes et toutes aussi belles.
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M
Merci pour ce magnifique poéme et ses non moins belles illustrations... C'est tout simplement sublime; encore merci !
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M
Très beau poème qui me rappelle mes années collèges. Mon prof nous avais fait découvrir de nombreux poèmes dont celui-ci.<br /> Les illustrations apportent une touche de merveilleux à ce texte.<br /> Très bon choix!
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L
Tant mieux car j'ai décidé de vous noyer sous des tableaux de ce genre et j'ai aussi quelques poèmes dans ce genre là. Peut être oserais-je poster quelques un des miens qui ont pour thème le folklore et autre féerie.
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L
arfffffffff que dire sinon...j'aime!!! ;oD
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