Mes notes de lecture...Vous y trouverez des genres divers, le fantastique, le polars, le roman historique, la fantasy, la littérature française et étrangère...
Le livre e poche - octobre 2007- 320 pages
Présentation de l'éditeur : Malgré le poids d'un lourd secret d'enfance, Martin et Rebecca sont retournés vivre dans leur village natal, à l'orée de la forêt de
Brocéliande. Très vite, Rebecca a un fils, Daniel. Mais celui-ci est infirme, aveugle et sourd. Cependant, les sens de l'enfant semblent se développer peu à peu, tandis que ceux de sa mère
s'amenuisent... Désespéré, Martin comprend alors que sa famille est la proie d'un sortilège qui prend sa source au cœur même de son enfance dans la forêt de Brocéliande : là où passé et présent
s'entrecroisent, où la fée Viviane a jadis enfermé Merlin... Un roman enchanteur, par l'auteur de La Forêt des Mythagos et du Codex Merlin.
Quelques lignes : « Viviane à la barre, je tenais la voile à la main, et nous traversâmes en bateau jusqu’aux rives de
Gaule, abordant sur la plage d’Uxorum, au nord-ouest d’ici. Je trouvais le chemin vers le sud sans trop de difficulté. Quelques jours plus tard, nous
atteignîmes Brocéliande, et Viviane devint anxieuse. La forêt était alors aussi profonde et enchevêtrée qu’aujourd’hui, et elle se sentait coupée d’une partie de sa
magie. »
Mon avis : Cette réécriture du mythe de Merlin et de Viviane est ma foi fort agréable à lire et bien originale. Deux histoires d’amours parallèles se retrouvent dans ce
récit contemporain et pourtant hors du temps. Deux mille ans les séparent. Celle de Rébecca et Martin et celle de Viviane et Merlin avec pour toile de fond une magie toujours plus destructrice.
Un combat - d’amour et de haine - qui traverse les siècles pour se dénouer au cœur de l’antique Brocéliande. Une histoire troublante et déroutante, d’une profonde sensibilité écrite du point de
vue tout personnel de Robert Holdstock. Les descriptions de la forêt de Brocéliande sont enchanteresses. L’occasion d’une belle promenade dans les sous-bois centenaires.
L’auteur termine son récit par une note où il explique la raison et la naissance de ce livre. L’une d’elle est tiré d’un poème dAlfred Tennyson : « Et comme des lèvres roses de la
vie et l’amour, surgit l’hideux sourire du squelette de la mort. » Un seul regret toutefois : la brièveté de l’histoire.
Ma note :

Sir Edward Burns-Jones - The beguiling of Merlin