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Editions Pocket - Thriller - Février 2007 - 480 pages
Présentation de l’éditeur :
Paris, 2005. Détentrice d’un secret d’État, menacée de mort, Marion doit fuir au plus vite. Prise en charge par la DST, elle est conduite en secret au Mont-Saint-Michel.
Le Caire, 1928. Le détective Matheson consigne dans son journal les détails d’une enquête particulièrement sordide : des cadavres d’enfants atrocement mutilés sont retrouvés dans les faubourgs du
Caire. Rapidement, la rumeur se propage : une goule, créature démoniaque, serait à l’origine de ces meurtres. Mais Matheson refuse de croire à la piste surnaturelle. À première vue, rien de
commun entre ces deux époques. Et pourtant…
Mes impressions : Mêlée - bien malgré elle - à une affaire politique plus que douteuse, Marion, secrétaire à l’institut médico-légal de Paris, est contrainte de fuir. Sa vie menacée, la DST l’éloigne et lui choisit pour refuge, le Mont Saint Michel. Au cœur d’une communauté religieuse, la jeune femme tente de s’acclimater à cette retraite forcée mais la vie de Marion bascule à nouveau le jour où elle découvre un vieux manuscrit trouvé à la bibliothèque d’Avranches. Ecrit de la main d’un certain Jeremy Matheson en 1928, le journal intime relate la traque d’un mystérieux tueur en série opérant dans les environs du Caire en Egypte. Le bruit court qu’une goule, créature maléfique du folklore oriental, rôderait aussi dans les parages. De nos jours… Malgré quelques précautions, Marion ne manque pas d’attirer l’attention sur ce carnet. Le danger n’est jamais loin !
Bien loin de "la trilogie du mal" qui l’a révélée au public, Maxime Chattam nous convie cette fois à
un jeu de piste au suspense inégal mais richement documenté sur les lieux où se déroulent les deux histoires parallèles. Le lecteur déambule ainsi dans les ruelles du Mont Saint
Michel à la découverte de son passé mystique puis, fait un bond dans le passé pour découvrir les faubourgs inquiétants du Caire. L’ajout d’éléments surnaturels n’est pas pour nous déplaire,
apportant ainsi une atmosphère horrifique. Les personnages sont loin d’être lisses à l’image de Marion qui dissimule un passé obscur ou encore de Jeremy, qui, sous des airs
froids cachent de nombreuses blessures évoquées au fil du récit. "Le sang du temps" n’est certes pas un thriller incontournable mais Maxime Chattam réussit avec brio, à nous faire
voyager d’une époque à l’autre, dans des sites remarquablement bien décrits.
Franz
von Stuck
Ma note :