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Ed. Robert Laffont - Coll. Fantastique - Fév. 2008 - 56 p. ![]()
Présentation de l’éditeur : Épopée féerique et cauchemardesque, Le Bois des vierges nous replonge dans l´imaginaire fabuleux des
contes. Dans un monde où les Hommes et les Bêtes peinent à cohabiter, un pacte historique a été signé ; un processus de paix qui doit
mettre fin aux sanglantes querelles ancestrales…
Le puissant Seigneur Maître Arcan et Loup de Traille, chef des Bêtes de Haute Taille, marient leurs enfants : la jolie Aube est donnée au valeureux Loup de Feu ; « poil et peau » ne doivent
désormais faire qu’un. Mais le conflit entre les races est loin d’être résolu. Lorsque Loup de Feu est retrouvé sauvagement assassiné sur son lit de noces, les Bêtes de Haute Taille se jettent à
la poursuite des coupables, Aube et son frère Salviat. Traquée par des meutes assoiffées de vengeance, la jeune femme parvient à se réfugier dans le mystérieux bois des Vierges… La guerre est
déclarée, et les deux clans sont prêts à tout pour gagner une partie qui s’annonce meurtrière et impitoyable.
Mon avis : L’éditeur Robert Laffont nous offre là un fabuleux conte épique qui ravira les
grandes personnes. Orchestré par un duo terriblement efficace, Jean Dufaux au scénario et Béatrice Tillier au dessin, « Le bois des vierges » nous emmène au cœur d’un conflit qui oppose
les hommes aux bêtes de Haute Taille. Ce qui pourrait paraître burlesque tel les loups doués de parole et marchant à la façon des humains ne l’est point. Les auteurs ont l’art et la manière de
rendre naturel ce qui ne l’est pas. Les dialogues sont judicieusement dans le ton de l’époque : la Renaissance tardive. Le scénario est habilement mené jouant sur les
points de vue des deux races. Les alliances se font et se défont, les anciennes rancoeurs ressurgissent conduisant à de furieuses scènes de batailles incandescentes. Dans ce récit haletant, le
lecteur est balloté sans fin entre deux éclairages, deux visions, deux espèces luttant pour conserver leur suprématie.
Pour couronner le tout, Béatrice Tillier nous éblouit par un dessin au style très réaliste et une colorisation de toute beauté. Les décors sont minutieusement détaillés, en
particulier l’architecture et les costumes inspirés de la renaissance. Les humains tout comme les bêtes de Haute Taille se révèlent d’une grande élégance. Des traits gracieux tout en finesse pour
les uns, un faciès sauvage mais fabuleusement expressif pour les autres. Des illustrations dignes des contes de Charles Perrault défilent sous nos yeux émerveillés somptueusement mises en valeur
par des couleurs lumineuses, chatoyantes ou relayées par des couleurs plus sombres selon le ton des scènes. Il serait vraiment dommage de bouder une lecture pareille ! Vous
venez de découvrir le tome I d’une nouvelle série à suivre de près. Tome II prévue pour mars 2009.
Ma note :